« 2005-05 | Page d'accueil | 2007-06 »

26/05/2007

samedi plage

.. avec la famille de Patrizia

vendredi a bakou et banlieue

Le matin, je decide d'aller a la gare pour voir comment me deplacer en dehors de la ville. Je teste le metro de Bakou, un cousin de celui de Moscou, avec ses stations decorees a la gloire du peuple, mais helas tout aussi mal indique que celui de Tbilissi.

J'achete mon billet de retour pour tbilissi, mais la caissiere ne semble pas vouloir me vendre un billet premiere classe. C'est contrariant. Je recherche en vain les arrets de bus pour aller visiter le temple du feu dans la peninsule. Chou blanc.

De depit, je vais visiter le Musee du tapis, qui efectivement contient de tres belles pieces, mais surtout une re-ecriture de l'histoire de cet artisinant pour en attribuer l'origine au peuple azeri. c'est vrai qu'avec un peu plus de 10 ans d'age, c'est pas facile de se creer une identite historique, on fait avec ce qu'on peut.

Ensuite, je vais au tsum, le goum du coin, un super superbe marche de l'epoque sovietique. Rayons de kitcheries dorees, de robes de mariee et de bijoux charges. Je repere une superbe bague avec une grenouille sur une fleur, puis une autre avec des serpents sutour d'une pierre. Tres tentee par l'aspect kitsch ultime de la chose. 3'000 dollars quand meme!!! saprisiti. J'en suis toute nostalgique. Premier Ministre, si tu lis ce message, fais moi rapidement savoir si cela entre dans le budget 'serveur' Merci, ma reconnaissance eternelle.

Ravigoree par tant de luxe, je me lance a nouveau a la conquete de la peninsule. Je m'attarde une heure au bistrot de la gare en attendant le depart du train de banlieue pour Suraxami, en compagnie des locaux (''comment tu t'appelles", "le Karabakh est a nous" !).

Enfin, je m'elance a tres petite allure en direction de la mer, avec les locaux qui rentrent dans leurs banlieues. Je suis passablement choquee par la misere de ce que je traverse. Bidonville, je ne vois pas comment appeler autrement cet urbanisme. Et dire que Roberto m'a parle du baril a 72 dollars, et bien,  je traverse des champs de petrole locaux, avec les fameux puits a becs qui font penser a des oiseaux apocalyptique d'un desastre ecologique, et je me dis que cet argent ne profite guere a la population locale.

Mythique, comme on se l'imagine.

Dans le choc et le bercement de ce wagon sauteur et lentissime, j'en oublie mon arret (pas vraiment bien indique, pour ma decharge). je descends en plein no man's land 3 ou 4 stations plus tard. Je rebrousse chemin en suivant les rails, puis m'arrete dans une gare paumee pour attendre le train dans l'autre sens. La zone de la zone.

je me fais vaguement drague par un local pas tres insistant, Dieu merci, et m'en retourne toute marrie en ville apres une heure d'attente dans le vide.

Pour me remettre de tant d'emotions et de pauvrete, je me paie un restaurant chinois tres chic et tres bon, mais helas sarkozyste (en l'honneur de mon accent francais, le dj du bar passe du Mireille Mathieu).

Je retourne dans la vieille ville apres la nuit tombee, je me perds un peu dans les ruelles, l'ambiance est assez magique, pas d'eclairage public, on entend les prix domestiques ou les chants d'un mosquee voisine. Ca me fait penser a venise.

Je renonce a monm projet d'aller boir Pirates des Caraibes 3 en russe.

Bon a savoir:

Pour la premiere fois, je suis fachee avec le LonelyPlanet, il est trop succint et plus du tout update. Grrr.

oh les filles

Comme je rentre mardi matin, on pourrait reserver le cinema pour mardi soir, les filles???

A noter que j'ai failli aller voir les Pirates en russe hier soir. Seul l'heure tardive (pour me balader en ville) et la flegme m'ont fait reoncer a Johnny en russe!!

24/05/2007

Jeudi a Bakou

Le matin, je fais une grasse matinee, pour me reposer de l'absence de fatigue due au voyage.

Puis Patricia vient me chercher pour faire le tour des marches. Tout d'abord un marche de vetement pour acheter des chaussures pour ses enfants (on lui a pique celles qu'ils avaient laisse trainer devant la porte de la maison) puis au marche alimentaire. Joli choix de fruits secs, classiques sacs de legumineuses. Beaux fruits et legumes (tomates surtout)/ Puis nous buvons un coup a la place des fontaines et elle me laisse pour aller chercher ses enfants a l'ecole. Je fais la moitie du tout ''lonely planet'', la partie europeenne et sovietique de la ville. Quelques bijoux bien lourds de l'epoque sovietique. J'essaie de convaincre par sms Nils et Sven de me rejoindre, mais il semblerait qu'ils aient aussi des problemes de visa. Ha ha ha...

Le soir, je prends a nouveau le bus pour aller manger chez Patricia et Roberto. J'en profite pour acheter une de ces merveilleuses tourtes dont l'aspect n'a rien a envier au bouquet de l'autre soir. Roberto a cuisine indien.

mercredi a Baku

Tot le matin(enfin, je suis un peu brouillee avec le decalage), je debarque a la gare de Bakou. J'evite la nuee de chauffeur de taxi et me precipite fierement dans la fausse direction en trainant ma samsonite sur les paves disjoints et les nids de poule. Je cherche un endroit pour faire du change, les typiques lieux qu'on ne voir jamais ou qui sont fermes quand on en a besoin.

Puis, passablement desorientee mais refusant de l'admettre, je me resigne a prendre un taxi pour aller chercher un hotel dans la vieille partie de la ville, la forteresse classee au patrimoine Mondial. L'ennui avec les taxis caucasiens, c'est qu'ils n'ont aucunes idees des adresses, et cela vaut pour les 3 pays.

L'hotel que j'avais selectionne sur le guide semble completement abasourdi que je puisse debarquer sans reservation (a la suite, ils seront aussi abasourdi que je leur demande si je peux payer avec une carte de credit, combien ca coute etc) . Une charmante dame me guide dans une succursale flambant neuf, egalement dans la vieille ville. J'ai une chambre confortable et tres tranquille qui donne sur un petit patio.

J'appelle Patrizia et nous convenons de nous rencontrer en fin d'apres-midi. Je profite de la journee pour me perdre dans la vieille ville, visiter un palais, faire connaissance avec des jeunes etudiantes, ''admirer'' la mer Caspienne, faire une balade sur le ''boulevard'', le bord de mer. Il fait tres chaud.

Le soir, je prends le bus pour aller chez Patricia et Roberto. J'achete un bouquet de fleurs halluciants, a faire pleurer toute l'unite de developpement durable: plus de ruban , de papier d'aluminium, de papier que de fleurs. Le gout asie-centrale, quoi, un meix entre le chinois et le sovietique.

Je mange des super pates chez les italiens et Roberto me conduit a une vue sur la partie ''industrielle'' de la ville. Pas tres beau. Les habitations miserables se melent aux puits de petrole. Meme de tres haut, on sent la pollution et le crasse. On peut pas dire qu'ils profitent de l'or noir, meme s'ils en extraient depuis 150 ans...

Bon a savoir

Les Azerbaidjannais haissent les Armeniens. le controleur du train m'a fortement conseille de jeter mon guide LP parce qu'il traite des deux pays. Idem chez les etudiantes de Bakou. A la tele, il y a des pubs hallucinantes pour aider les refugies du Haut-Karabacks, avec le territoire qui brule et les visages d'enfants en pleurs. Vu le nombre de mendiants en ville, l'aide du gouvernement n'est pas excessive.

Les trois pays caucasiens adorent les grosses voitures, surtout les 4x4, qu'ils conduisent comme des malades. J'ai vu plus de Hummer qu'au USA ou qu'en suisse. S'ils posaient un impot sur ce genre de vehicules pour aider les immigres internes, je suis sure que le probleme serait vite regle.

vacances versus travail

Concernant la question de Mr X sur les ecrans, c'est si bon de se sentir indispensable... mmm je crois que je vais faire durer le suspens et ne pas y repondre. Securite de l'emploi oblige.

Mon hotel a baku est le www.citywalls.az (il y a un certain decalage horaire, 4 h je crois) et mieux faut faire telephoner une personne du groupe qui parle le russe, ils ne sont pas trop au point.

22/05/2007

mardi a la poursuite d'un visa azeri

Apres un petit dejeuner dans la suberbe salle a manger de mon hotel, je consacre ma journee a l'optention d'un visa azeri, grace a mon collegue le vice consul suisse.

A l'ambassade azeri, le consul est tout desole pour moi. Il me prepare un visa rapide. Il me manque des photos passeport et je dois payer le visa dans une banque improbable au centre-ville.

POur les inconscients de mon espece, voici qq informations: le consulat azeri se trouve dans une zone en plein chantier dans le quartier de Vake, derriere une eglise et un petit parc, a 500 metres environ de l'ambassade chinoise. Il faut deux photos mais elles sont faciles a faire au centre ville, il y a pleins de magasins qui sont equipe d'un photographe, d'un appareil digital et d'une imprimante couleur photo. POur le prix, on vous fait meme qq retouches photoshop, dans la mesure du possible/

La transcausian development bank se trouve en-dessous de l'avenue Rustaveli, en face du Parlement. Prendre la route qui descend le long de parc a droite de l'eglise et bifurquer a droite a l'angle du premier pate de maison, c'est la.

Bon, il faut que j'aie recupere mon passeport et acheter un nouveau billet de train, a bientot pour la suite de mes aventures.

Bref, apres voir achete mon billet de train, plus beaucoup de temps pour faire un ultime tour touristique, vu la circulation. Je file prendre ma valise et a l'embassade azerbaidjannaise, je me bats a coup de coude avec des cammionneurs pour faire valoir mes privileges de pistonnee par le consul.

Dans le train, je voyage avec une jeune fille qui va rejoindre son footballeur de mari a Baku. Nous faisons des pronostiques pour le match ac-milan / liverpool, ils adorent le foot italien (mais je suis pessismiste).

A la frontiere, je retrouve mes amis douaniers, chauffeur du taxi etc.... Suis devenue une sorte de celebrite de la semaine. Le train s'y arrete tellement longtemps que je suis sure qu'on peut me voir sur GoogleEarth.

La nuit se deroule plutot bien, malgre les chaos et la lenteur de la bete...

Bon a savoir

En ce qui concerne la note concernant l'Ararat, cette montagne se trouve en Turquie et il n'est pas possuible de traversr la frontiere turco-armenienne. Je crois que je vais limiter mes passages frontarliers, vu le succes.

ll y a autour de la gare de Tblissi une sorte de marche, de souk avec des produits pas terribles et des gens misereux. Cela doit etre les refugies internes, les victimes des conflits avec les parties independantistes du pays. idem en Azerbaidjan avec les victimes du conflit avec l'Armenie. Pas beau a voir!

lundi, tentative avortee de passer en Azerbaidjan

Helas, je me leve trop tard le matin pour prendre mon dernier dejeuner avec John, qui repart sur Yerevan. Je decide d'aller chercher un billet de train pour Baku et de faire un saut a l'ambassade d'azerbaidjan.

Le billet de train de nuit pour baku coute environ 35 euros en premiere classe, c'est un train lentissime, qui s'arrete de longs moments en rase campagne et dans les friches industrielles. Quant a l'ambassade, il semblerait que le temps pour avoir un visa soit de plusieurs jours, en plus des photos que je n'ai pas. Ayant lu qqpart qu'on peut faire un visa a la frontiere, j'abandonne.

Grave erreur, vous le verrez plus tard....

Je profite du reste de la journee pour visiter la partie charmante de la ville qui se trouve autour des Bains et derriere la synagogue. Pleins de

lundi, tentative avortee de passer en Azerbaidjan

Helas, je me leve trop tard le matin pour prendre mon dernier dejeuner avec John, qui repart sur Yerevan. Je decide d'aller chercher un billet de train pour Baku et de faire un saut a l'ambassade d'azerbaidjan.

Le billet de train de nuit pour baku coute environ 35 euros en premiere classe, c'est un train lentissime, qui s'arrete de longs moments en rase campagne et dans les friches industrielles. Quant a l'ambassade, il semblerait que le temps pour avoir un visa soit de plusieurs jours, en plus des photos que je n'ai pas. Ayant lu qqpart qu'on peut faire un visa a la frontiere, j'abandonne.

Grave erreur, vous le verrez plus tard....

Je profite du reste de la journee pour visiter la partie charmante de la ville qui se trouve autour des Bains et derriere la synagogue. Pleins de vieilles maisons avec leurs verandas de bois.

Puis, depart depuis la gare principale de Tblissi, une zone tres sovietique, rien a voir avec le charmant centre-ville. Je partage mon compartiment 2 couchettes avec un l'adjoint du consul japonais de Bakou. Le chef de wagon essaie de me faire payer un supplement pour avoir le compartiment a moi toute seule. Faut pas pouuser.

Arrives a la frontiere avec l'azerbaidjan, les choses se gatent. Pas de visa pour ce pays. Tout le monde est consterne, mon compagnon de train, les autres passagers, le controleur, le douanier. Un type qui bosse avec une entreprise suisse prend les choses en main. Il appelle le consulat suisse en georgie. Je parle avec le vice-consul suisse, qui semble egalement consterne par mon insouciance typique de welche, mais pret a m'aider pour me tirer de cette delicate situation.

Il me conseille de faire demi-tour, et me promet de telephoner a son pote consul azeri pour faciliter mon obtention de visa. Mon nouvel ami le buisness ma et son interprete se charge de me trouver un taxi depuis ce bled paume a la frontiere jusqu'a la capitale. Il lui fait meme jurer sur sa famille de bien se comporter avec moi.

J'aurais quand  meme qq probleme arrivee en ville, parce que ce type n'a jamais vu d'euros de sa vie, et il veut des dollars. Nous devons encore chercher un bureau de change, et moi un autre hotel.

J'opte pour le Old metekhni, qui est un des hotels les plus charmants de la ville, a cause de sa position exceptionnelle sur le fleuve. La chambre est immense mais cher, heureusement, je profite de la baignoire et de la tele satellite.

Je rassure mes nouveaux amis et le vice-consul sur mon destin.

20/05/2007

samedi, entre armenie et georgie

Jour du depart pour Tblissi, capitale de la Georgie.

Avec une service de minibus tres bon marche. Depart a 13h, arrivee a Tblissi vers 19h. Traversee de la partie nord de l'armenie, un reve pour qui s'interesse a l'archeologie industrielle, mais pour les populations locales, on peut dire qu'ils ont sacrement morfle. Pleins d'usines fermees.

Le paysage est suberbe, des plaines et des collines tres vertes, ca ressemble a la suisse sans les forets, en plus degages.

La Georgie semble plus riche, avec de jolies fermes qui ont l'air prosperes.

Je rencontre John, un norvegien, et lui propose le meme hotel a Tblissi.

Tblissi me fait une exellente impression, une ville charmante, avec des rues pavees, moins de terrasses qu'a Yerevan, mais plus de maisons charmantes, avec des verandas en bois.

Ma chambre est tres spacieuse, traversante, donnant d'un cote sur le fleuve.

Toutes les notes