09/06/2009

samedi 6 a venise

arsenale : biennale, nouveau musee pinaut et fete espagnole otage de l'aqua alta

samedi 6 a venise

arsenale : biennale, nouveau musee pinaut et fete espagnole otage de l'aqua alta

06/06/2009

Vendredi 5 juin Venise Biennale

Petit déjeuner au Campo San Zanipolo, où une très vieille connaissance d'il y a 15 occupe (a acheté?) l'édifice collé à l'église pour monter une galerie. On lui fait de grands signes, avec Stefano, alors qu'il est occupé à recevoir une délégation complète de la presse et télévision japonaise. Regard un peu vide, puis, venu du passé , le gros flash pour Félix. Il nous remet, et nous invitera plus tard à son vernissage, samedi. A suivre, donc.

Puis, je me lance au coeur de l'action, à savoir les pavillons nationaux aux Giardini. J'aime bien commencer ma visite par les jardins, parce que, chaque pavillon étant géré par des pays différents, l'immersion est plus délicate, demande plus de doigté. Et puis, bien sûr, il y a des vernissages et des inaugurations toutes les années (cet année, les quantités de vin et de nourriture offerts sont stratosphérique, il y a même un serveur qui essayait de faire manger ses tramezzini de force aux passants. D'un autre côté, Dieu merci, l'obscéne bousculade pour s'approcher des buffets et s'emparer de tout ce qui semble comestible n'a pas faibli, les traditions sont sauves)

Le thème de cet année est suberbe: 'fare mondi', 'making worlds'. D'une élégance, d'une efficacité sans faille. Du coup, cette édition me paraît un très bon cru. Il y a des pavillons absolument réussi. La France, comme toujours, mais qui n'a pas fait dans la séduction, cette année. La Suisse, trop subtil , trop délicat pour fonctionner. Les Pays Nordiques, ai adoré TOUT. De bonnes surprises. De non-surprises: Barcelo, ce sous-Kiefer à l'Espagne, impossible de voir McCarthy en GB , pas le courage pour des queues aux usa . Pays.Bas et en Roumanie.

Des sexes fort sympatiques à l'Autriche, un travail sur les immigrés à la Pologne, et sur les prisonniers de guerre à la Hongrie. Les Egyptiens. fidèles à eux-même, n'ont pas réussi une seule Biennale depuis que je la fréquente.

Pavillon italien assez moyen, mais on y découvre qq perles.

La biennale, c'est l'endroit où tes potes t'envoyent des sms 'Je t'attends devant la Canada'' ''Je passe à Israel et te rejoins dans 5 min en Allemagne' '' je l'ai perdue au Luxembourg'' etc etc

Un orage abrège mes mondanités et douche mes velléités culturelle. Je me réfugie chez Giovanna, où je me fais inviter pour le souper (Massimo cuisine les fruits de mer.... dingue). Ce soir je sacrifie volontiers les fêtes-où-on-doit-absolument-aller à la gastronomie.

Notes:

Le pain aux olives de Via garibaldi reste le meilleur pain du monde.

Il y a une pharmacie, toujours à via Garibaldi, où on trouve une crème maison pour les crevasses des pieds qui ravale la Akilène à un rang obscur. La Federer des crèmes pour les pieds.

Epitaphe: Roberto meurt; il entre au paradis, puis il dit: ''il paraît qu'il y a une fête aux Enfers qui est vachement mieux qu'ici...''